16 novembre 2012
15 novembre 2012
Amnesty International sensibilise les couples au mariage civil dans la région du nord
| Photo des 16 couples de Bogoya qui se sont mariés à la Mairie de Ouahigouya le 15 novembre 2012 |
Ce jeudi, 15 novembre 2012, Mme Diallo Djénèba, 2ème Adjointe au Maire de Ouahigouya, a célébré le mariage de seize (16) couples de Bogoya, portant à vingt et un (21) le nombre de couples qui se sont mariés dans ce village depuis le 13 septembre 2012.
Les régularisations des unions libres font partie d'une campagne de sensibilisation d'Amnesty International Burkina Faso en faveur de l'établissement des pièces de d'état-civil au profit des populations défavorisées des villages de Bogoya et de Youba dans le Yatenga.
Grâce aux émissions radiophoniques, causeries-débats, rencontres de plaidoyer auprès des autorités coutumières et religieuses et séances de théâtre forum, les populations de Bogoya et de Youba ont compris l'importance du mariage civil dans la vie du couple . Au Burkina Faso, seul le mariage civil permet aux couples légalement
constitués de jouir des droits et avantages que leur confère la loi. Les
conflits de succession qui divisent les familles au décès du mari ne peuvent être résolus
par la loi que si le couple est légalement marié. Pour faire entendre ce
message et inciter les populations à la régularisation de leurs
situations matrimoniales, Amnesty International a utilisé l'approche basée sur les droits. Le mariage est un droit constitutionnel au Burkina Faso. Force est de reconnaître que de nombreux familles ne peuvent se marier du fait des entraves financières. C'est pour permettre aux couples défavorisés de jouir de leur droit au mariage civil qu'Amnesty International a décidé soutenir le micro projet des femmes leaders de la région du nord.
| Mme Diallo Djénèba (2ème Adjointe au Maire) posant avec un couple de Bogoya, 15 novembre 2012 |
L'impact de ce micro projet a été immédiat au sein de ces deux communautés: les populations ayant tout de suite établi un lien très étroit entre la jouissance des droits liés prescrits dans le Code des personnes et de la famille et la possession des actes de l'état-civil.
Au total, ce sont une
cinquantaine de couples qui ont pu ainsi bénéficié de l'accompagnement d'Amnesty International Burkina Faso dans l'obtention des pièces
d'état-civil (extraits de naissance, cartes nationales d'identité,
certificats de mariage...)
Un programme similaire a été initié avec succès, à Ouindigui et Rollo, dans les provinces du Bam et du Loroum, en partenariat avec l'Association nationale d'appui aux initiatives communautaires et développement (ANAIC). C'est à la faveur de la mise en œuvre du Projet Éducation aux Droits Humains en Afrique, initié par Amnesty International et financé par le Ministère britannique de la coopération internationale, à travers son agence au développement (DFID/UKaid) que de telles actions se sont réalisées.
Moussa OUEDRAOGO
Coordonnateur National EDH
20 septembre 2012
Mariage collectif de 5 couples de Bogoya: une première à la Mairie de Ouahigouya
| Photo des mariés avec le 1er Adjoint au Maire de Ouahigouya |
Au Burkina Faso, l'importance du mariage civil n'est plus à démontrer. C'est la seule forme de mariage qui soit légalement reconnue. Il est célébré à la Mairie ou à la Préfecture par un officier de l'état-civil. Le mariage civil protège les conjoints et leurs enfants contre les spoliations des biens et les autres conflits successoraux.
En soutenant cette initiative, la Mairie de Ouahigouya a voulu inciter les couples concubins à régulariser les unions libres et à se conformer à la loi. Le mariage civil est un droit humain comme tous les autres droits. A ce titre, tous les couples qui veulent se marier peuvent le faire en déposant un dossier auprès de l'état-civil comprenant les pièces suivantes:
| L’imam de Bogoya et ses deux épouses avec le 1er Adjoint au Maire |
1. Un Extrait d'acte de naissance ou de jugement supplétif des couples et de leurs témoins
2. Une Carte nationale d'identité en cours de validité des couples et de leurs témoins
3. Un Certificat de résidence des couples
4. Une Demande manuscrite timbrée (timbre communal)
5. Un Certificat prénuptial
Grâce au soutien financier de UKaid et Amnesty International, cinquante (50) couples défavorisés de Bogoya et Youba pourront régulariser leurs situations matrimoniales et bénéficier ainsi de la protection de la loi.
Moussa OUEDRAOGO
CN PEDHA Burkina Faso
17 septembre 2012
Réseaux des Educateurs aux Droits Humains en Afrique de l'Ouest: l'autonomisation en marche!
| Les participant-es à la rencontre de Bobo-Dioulasso |
Du 07 au 08 septembre 2012, les responsables des réseaux EDH de la Côte d'Ivoire, du Mali et du Burkina Faso se sont rencontrés à Bobo-Dioulasso pour réfléchir sur une stratégie d'autonomisation financière commune.
Cette rencontre est la deuxième du genre après celle tenue à Ouagadougou du 25 au 28 janvier 2012 sur la participation active et le partage des expériences.
Les réseaux EDH sont nés du Projet Éducation aux Droits Humains en Afrique (PEDHA) et sont financés par Ukaid et Amnesty International. Au terme de sa réalisation, il était tout à fait indiqué que ses premiers responsables se concertent en vue de définir une stratégie de recherche des fonds devant permettre la pérennisation des acquis dans l'optique de l'après septembre 2012.
Les quinze (15) participant-es ont pris l'engagement de présenter à courte échéance un projet commun de recherche de fonds auprès de partenaires techniques et financiers intervenant dans le domaine de l'éducation aux droits humains. Aussi, la rencontre de Bobo-Dioulasso a-t-elle permis d'adopter la Charte des valeurs communes aux trois réseaux. Pour de plus amples informations sur la Charte commune, cliquez sur le lien
Les membres des trois réseaux se sont quittés avec un plan d'action semestriel et un plan de suivi des recommandations.
Les responsables des réseaux nationaux du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire organiseront une conférence de presse sur les violations des droits humains au Mali en solidarité avec les populations civiles durement éprouvées par la crise qui sévit dans le nord et le sud de ce pays. Un autre grand chantier les attend: la rédaction de la charte réglementaire qui doit compléter la charte statutaire adoptée à Bobo-Dioulasso.
Le Réseau des Éducateurs aux Droits Humains en Afrique de l'Ouest (REDHAO) est plus que jamais en marche. Il se construit progressivement autour des trois réseaux légalement reconnus. Le REDHAO est ouvert à l'adhésion des autres réseaux nationaux.
| Les délégations maliennes et Burkinabé |
Les membres des trois réseaux se sont quittés avec un plan d'action semestriel et un plan de suivi des recommandations.
Les responsables des réseaux nationaux du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire organiseront une conférence de presse sur les violations des droits humains au Mali en solidarité avec les populations civiles durement éprouvées par la crise qui sévit dans le nord et le sud de ce pays. Un autre grand chantier les attend: la rédaction de la charte réglementaire qui doit compléter la charte statutaire adoptée à Bobo-Dioulasso.
Le Réseau des Éducateurs aux Droits Humains en Afrique de l'Ouest (REDHAO) est plus que jamais en marche. Il se construit progressivement autour des trois réseaux légalement reconnus. Le REDHAO est ouvert à l'adhésion des autres réseaux nationaux.
Moussa OUEDRAOGO
Coordonnateur National, PEDHA Burkina Faso
23 mai 2012
Le Réseau EDH visite les enfants du Village SOS de Bobo-Dioulasso
Le Réseau des éducateurs en droits humains (REDH) s'est rendu au Village SOS de Bobo-Dioulasso le Samedi 14 janvier 2012 pour une causerie éducative avec les enfants sur leurs droits et devoirs . Cette visite s'inscrit dans le cadre de ses activités de promotion et de protection des droits des personnes les plus défavorisées.
Le Réseau s'emploie à une vulgarisation des droits des personnes défavorisées vivant au Burkina Faso à travers des activités de sensibilisation, d'information et d'éducation aux droits humains grâce au soutien de ses partenaires techniques et financiers Ukaid et Amnesty International.
La causerie éducative du 14 janvier 2012 a été précédée par un sketch de sensibilisation suivi de débats sur les châtiments corporels. Cette activité a donné lieu à des échanges très enrichissants entre les animateurs du réseau, les enfants et leurs encadreurs sur les droits et devoirs de l'enfant.
Les enfants ont répondu massivement à l'appel du réseau en faisant preuve d'une très grande sagesse et d'une extraordinaire maturité dans la compréhension de leurs droits et devoirs. Les enfants ont reconnu la nécessité de connaître leurs droits et devoirs afin de lutter contre toutes les formes de violence qu'elle soit d'ordre physique ou moral qu'un enfant peut subir dans la vie.
Les enfants qui vivent en situation difficile sont le plus souvent victimes de violences physiques: bastonnades, coups et blessures volontaires, gifles, mauvais traitements...Ils n'échappent pas non plus aux violences morales: injures, les harcèlements sexuels et moraux, les dénigrements et humiliations...Toutes ces souffrances qui sont infligées aux enfants ne sont pas sans danger sur leur santé mentale et physique.
Le Réseau s'emploie à une vulgarisation des droits des personnes défavorisées vivant au Burkina Faso à travers des activités de sensibilisation, d'information et d'éducation aux droits humains grâce au soutien de ses partenaires techniques et financiers Ukaid et Amnesty International.
La causerie éducative du 14 janvier 2012 a été précédée par un sketch de sensibilisation suivi de débats sur les châtiments corporels. Cette activité a donné lieu à des échanges très enrichissants entre les animateurs du réseau, les enfants et leurs encadreurs sur les droits et devoirs de l'enfant.
| Une pensionnaire du Village SOS s'exprimant sur les droits de l'enfant |
Les enfants qui vivent en situation difficile sont le plus souvent victimes de violences physiques: bastonnades, coups et blessures volontaires, gifles, mauvais traitements...Ils n'échappent pas non plus aux violences morales: injures, les harcèlements sexuels et moraux, les dénigrements et humiliations...Toutes ces souffrances qui sont infligées aux enfants ne sont pas sans danger sur leur santé mentale et physique.
4 mai 2012
Concours sur les droits de l'enfant: Amnesty International et Kari Force récompensent les meilleurs élèves de Fada
L'école primaire de Bansoundi a abrité la cérémonie de remise des prix du concours de récital sur les droits de l'enfant en milieu scolaire. Ce concours fait partie des activités du micro projet de lutte contre la déperdition scolaire des filles à Fada N'Gourma. Ce projet est financé par Amnesty International et UKaid.
Le Samedi 24 mars 2012, les douze finalistes du concours littéraires ont rivalisé de talents et de créativité pour s'arracher les faveurs des trois membres du jury. Au finish, ce sont douze élèves des classes de CE2, CM1 et CM2 qui ont été récompenses.
L'école primaire de Tikonti est le grand vainqueur de ce concours. Les élèves Dicko Amadou et Bandé Madina ont remporté le prix chez les garçons et les filles comprenant un vélo, des sacs, des ouvrages, des fournitures scolaires, des bourses et des gadgets.
Douze élèves ont été récompensés sur quatre vingt dix-sept participants. Aux dires des responsables pédagogiques, cette belle initiative d'Amnesty International doit être institutionnalisée en vue d'ancrer la culture des droits humains dans la formation des enfants du Burkina Faso.
| Les lauréats du concours sur les droits de l'enfant à Fada |
L'école primaire de Tikonti est le grand vainqueur de ce concours. Les élèves Dicko Amadou et Bandé Madina ont remporté le prix chez les garçons et les filles comprenant un vélo, des sacs, des ouvrages, des fournitures scolaires, des bourses et des gadgets.
Douze élèves ont été récompensés sur quatre vingt dix-sept participants. Aux dires des responsables pédagogiques, cette belle initiative d'Amnesty International doit être institutionnalisée en vue d'ancrer la culture des droits humains dans la formation des enfants du Burkina Faso.
29 avril 2012
Droits des personnes en situation de handicap: le Réseau des Éducateurs en Droits Humains monte au créneau
Grâce au soutien de ses partenaires techniques et financier, Amnesty International et Ukaid, le Réseau des Éducateurs en Droits Humains (REDH) oeuvre en faveur de la promotion des droits des personnes vivant en situation de handicap et des autres couches de personnes défavorisées. Le Réseau a organisé une émission à la Radio Liberté de Parler et de Communiquer (LPC) de Bobo-Dioulasso le 14 janvier 2012. Cette émission avait pour invitée, Mme SANOU née KAMBOU Angèle, Présidente de la Fédération des Femmes Handicapées de Bobo-Dioulasso.
Le handicap n'est pas une fatalité
Mme SANOU Angèle a fait un témoignage poignant sur sa propre expérience et comment, avec l'aide de sa famille, elle a pu dominer son handicap et le regard de la société. Grâce aux soutiens de ses proches, Mme SANOU Angèle s'est forgée un destin hors du commun. A force de courage et d'abnégation dans le travail, elle est aujourd'hui à la tête de la Fédération des Femmes Handicapées Binkadi de Bobo-Dioulasso et responsable du Centre de formation des personnes handicapées de la région des Hauts-Bassins. Mme SANOU a, à son actif, de nombreuses oeuvres caritatives et de bienfaisance à l'endroit des femmes et des enfants vivant avec un handicap. Elle a, au cours de cette émission, insisté sur le fait que le handicap n'est pas une fatalité. C'est une épreuve qui peut arriver à tout moment dans la vie d'un individu. Nous avons le devoir d'aider les personnes vivant avec un handicap à surmonter cette difficulté afin de vivre normalement leur vie.
Le handicap est l'état d'une personne qui souffre d'une déficience, d'une infirmité ou d'une incapacité du fait d'une maladie ou d'un accident. Le handicap peut être physique, psychique ou psychologique. Le handicap peut toucher une partie ou la totalité du corps, d'un organe ou d'une fonction. Selon la sévérité ou la gravité de la déficience, la personne souffrant du handicap est partiellement ou totalement dépendante. Les personnes frappées de handicap sont le plus souvent victimes d'exclusion ou de rejet, de violence ou de discrimination du fait de leur infirmité. Ces comportements sont intolérables et inacceptables au regard du droit international des droits humains: tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits et en dignité. Nul ne peut être discriminé, torturé, maltraité ou violenté du fait de son handicap. Les droits humains sont indivisibles, inaliénables et universels. Ils sont reconnus à tous les membres de l'espèce humaine sans discrimination aucune. Les personnes vivant en situation de handicap ont le droit à la dignité, à la protection et à l'assistance. En plus des droits civils et politiques, les droits sociaux, économiques et culturels, les personnes vivant avec un handicap ont des droits spécifiques qui leur sont reconnus à travers la Convention internationale des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées.
Moussa OUEDRAOGO
Coordonnateur National
Le handicap n'est pas une fatalité
| Mme SANOU Angèle |
| Fatoumata DAKUYO, Présidente du réseau et Mme SANOU à la radio LPC, 14 janvier 2012 |
Moussa OUEDRAOGO
Coordonnateur National
26 avril 2012
Lutte contre la déperdition scolaire: le Réseau EDH s'investit dans les Banwa
La province des Banwa fait partie des dix (10) provinces prioritaires en matière de scolarisation des filles. Les filles qui ont la chance d'être scolarisées rencontrent d'énormes difficultés dans leurs cursus scolaire, elles achèvement difficilement le cap du primaire. La plupart d'entre elles sont sexuellement et moralement harcelées voire abusivement enceintées. Parmi le lot de problèmes que vivent ces jeunes filles, il y a le mariage forcé et précoces et les pesanteurs socio-culturelles qui relèguent la femme au second rang de l'échelle sociale (ses capacités intellectuelles sont sous-estimées au point qu'on pense que sa place ne se trouve que dans le foyer). Nombreuses sont les filles qui sont contraintes d'abandonner les classes pour rejoindre leurs maris. D'autres, pour échapper à la pression des parents, fuient le village pour la ville à la recherche d'un mieux être. Trop souvent, elles reviennent au bercail avec des grossesses non désirées ou des enfants sans pères.
Le Réseau des Éducateurs en Droits Humains (REDH) a été institué dans le cadre du Projet éducation aux droits humains en Afrique (PEDHA). Il est réalisé grâce au soutien financier de Ukaid et Amnesty International et oeuvre à faire valoir les droits des personnes défavorisées à travers la promotion et la protection de leurs droits. En s'investissant dans la province des Banwa, le Réseau entend jouer sa partition dans la promotion et la protection du droit à l'éducation des filles. Il compte à travers une stratégie de communication participative associer tous les acteurs impliqués dans l'éducation des filles à savoir les éducateurs, les parents, les élèves et les encadreurs et autorités pédagogiques. Comme axe prioritaire, le réseau entend réaliser informer et sensibiliser sur les enjeux de l'éducation des filles.
Le deuxième axe privilégie la communication pour le changement de comportement à travers le théâtre forum ou théâtre participatif. L'objectif est de susciter le changement de comportement à travers les échanges et les débats participatifs entre les acteurs sociaux. Le but ultime est de parvenir à modifier le comportement des parents en leur apportant les informations et les connaissances utiles sur le droit à l'éducation des filles. L'éducation revêt une importance fondamentale pour la jeune fille, elle fait la différence dans la vie des êtres humains. Sans éducation, nous perdons une bonne partie de notre être et de notre existence: "l'éducation est la lumière qui éclaire notre vie" reconnaissent volontiers certains parents d'élèves.
Grâce aux actions sur le terrain, la perception que les parents avaient sur l'éducation de leurs filles évolue sensiblement. L'éducation de la jeune fille qui était perçue comme un investissement à perte est désormais considérée comme un droit fondamental.Comme la pièce de théâtre, qui a été jouée à Bèna, Tansila et Balavé l'a si bien montré, l'éducation des filles est un droit et non un privilège. Les statistiques nous prouvent que lorsque les filles sont placées dans de bonnes conditions d'études et bénéficient du soutien de leurs parents, elles réussissent autant sinon mieux que les jeunes garçons.
Il faut donc combattre la discrimination et les pesanteurs sociales et culturelles qui confinent les filles à jouer le second rôle dans la société et les empêchent les de jouir de leur droit à l'éducation. Tous les enfants ont les mêmes droits sans distinction. Le sens de notre combat dans les Banwa, c'est amener les parents à lutter contre les facteurs endogènes et exogènes qui contraignent les filles à quitter prématurément les bancs de l'école pour garder les boeufs de leurs parents ou à s'adonner aux tâches ménagères quand elles ne sont purement et simplement données en mariage de façon précoce. Cet appel pour plus de justice et d'équité en faveur des filles a été compris par les communautés que nous avons ciblées dans les Banwa.
A Benà, à Tansila et à Balavé, les activités du réseau ont été largement suivies par un public sortis nombreux pour défendre le droit à l'éducation et à la scolarisation des filles. Cette forte mobilisation autour de l'éducation des filles nous encourage à poursuivre notre intervention auprès d'autres communautés de la localité. Plus les gens sont informés de leurs droits, mieux ils s'organisent pour les faire valoir. Notre vision, c'est de rendre autonome en droits humains les personnes défavorisées afin que par leurs propres actions ou initiatives, elles arrivent à défendre et à faire valoir leurs droits dans leurs propres communautés.
Moussa Ouédraogo, Coordonnateur
National du PEDHA Burkina Faso
Le Réseau des Éducateurs en Droits Humains (REDH) a été institué dans le cadre du Projet éducation aux droits humains en Afrique (PEDHA). Il est réalisé grâce au soutien financier de Ukaid et Amnesty International et oeuvre à faire valoir les droits des personnes défavorisées à travers la promotion et la protection de leurs droits. En s'investissant dans la province des Banwa, le Réseau entend jouer sa partition dans la promotion et la protection du droit à l'éducation des filles. Il compte à travers une stratégie de communication participative associer tous les acteurs impliqués dans l'éducation des filles à savoir les éducateurs, les parents, les élèves et les encadreurs et autorités pédagogiques. Comme axe prioritaire, le réseau entend réaliser informer et sensibiliser sur les enjeux de l'éducation des filles.
| Scène du théâtre forum de Bèna, 25 février 2012 |
| M. KONATE Jean André, DPBA des Banwa |
| une mère lançant un cri de coeur pour la scolarisation des filles à Balavé |
| Spectateurs de Balavé, 21 mars 2012 |
Moussa Ouédraogo, Coordonnateur
National du PEDHA Burkina Faso
27 février 2012
Atelier sous régional des réseaux EDH à Ouaga: un grand moment de partage
| Participant-es à l'Atelier de Ouaga |
Le JEDH revient sur les temps forts de ce grand moment de partage et d'échanges entre les différents acteurs de la mise en oeuvre du PEDHA.
C'est la Présidente d'Amnesty International Burkina Faso, Mme Aicha KABORE/ZOUGRANA qui a présidé la cérémonie d'ouverture de la rencontre de Ouaga. C'était en présence du Coordonnateur régional du PEDHA, M. Assouan GBESSO, représentant l'équipe régionale de Dakar.
Les participant-es ont échangé sur la Participation active dans le cadre de la mise en oeuvre des micro projets. La participation active est au coeur des activités du projet. Tout part des communautés à la base depuis la phase des consultations en passant par la réalisation des activités jusqu'à leurs évaluations.
24 novembre 2011
Sept couples régularisent leurs situations matrimoniales à la Mairie de Rollo
Le Samedi 29 octobre 2011, sept couples ont régularisé leurs situations matrimoniales à la Mairie de Rollo. Le JEDH revient sur cet important événement.
| Le Maire de Rollo, son 1er Adjoint et Secrétaire Général le 29 octobre 2011 |
C'est devant le Maire de Rollo et une foule de parents, amis et connaissances que sept couples ont régularisé leurs vies de concubinage. Le Maire de Rollo a insisté sur la nécessité pour les populations de protéger leurs droits en se conformant à la loi.
La célébration des mariages collectifs s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du micro projet de promotion et
de diffusion des droits successoraux des veuves et orphelins dans la province
du Bam, initié par l’Association Nationale d’Appui aux Initiatives
Communautaire de Développement (ANAIC) avec le soutien financier de Ukaid et Amnesty International. A travers le Projet Education aux Droits Humains en Afrique (PEDHA), Amnesty International vise l'autonomisation en droits humains des populations défavorisées par le renforcement des capacités et la diffusion des connaissances et des informations relatives aux droits humains afin que ces populations protègent et défendent leurs droits par leurs propres initiatives et actions.
Grâce aux activités de sensibilisation et d'information auprès des communautés bénéficiaires, onze (11) couples se sont mariés en juin
2010 à Ouindigui et sept (07) autres en octobre 2011 à Rollo. L’importance
du mariage civil a été perçue par ces couples au point qu'ils ont décidé, par leurs propres initiatives, de régulariser leurs situations matrimoniales. Le mariage civil est la seule union reconnue par la loi au Burkina Faso. Sans le certificat de mariage officiellement et publiquement scellé par un officier de l'état civil, aucun couple ne peut prétendre aux droits et avantages liés au mariage, à la filiation et à
la succession.
De nombreux problèmes de succession naissent dans les familles à la suite du décès d’un des
conjoints. Les familles s’accaparent des biens du défunt laissant ses femmes et ses enfants dans le désarroi. Le Code des personnes et de la famille en son article
1066 interdit le partage de l’héritage selon le droit coutumier lorsque les
couples sont légalement mariés.
| Le Maire de Rollo en compagnie des couples nouvellement mariés |
En
procédant à l’officialisation des unions libres de sa commune, le Maire de
Rollo a salué l’initiative d’Amnesty International car elle permet aujourd’hui
à des couples vivant en milieu rural de jouir des droits liés au mariage. De telles cérémonies, de l’avis des bénéficiaires, sont à
encourager afin de permettre au plus grand nombre de se mettre en règle vis-à-vis de l’administration.
Le
Maire de Rollo, M. OUERMI Issa, a prodigué des conseils aux couples et
renouvelé ses vœux de bonheur aux heureux mariés avant de leur
remettre les documents attestant de leur mariage à l’état civil de Rollo (certificat
de mariage, livret de famille…).
Moussa Ouédraogo à Rollo
Moussa Ouédraogo à Rollo
4 octobre 2011
Participation active : un concept africain?
La 'Participation active' ou 'Active participation' en anglais est un concept qui place l'individu au coeur des processus de développement. C'est une approche auto-centré du développement qui fait de l'individu le principal sujet et acteur de son développement. La 'Participation active' est né de la volonté des populations de participer pleinement à la résolution des problèmes qui les concernent directement. Depuis des années, de nombreuses organisations de développement avaient toujours pensé qu'elles détenaient par devers elles les solutions des problèmes que vivent les populations.
De nos jours, les communautés sont de plus en plus associées à la résolution des problèmes auxquelles elles sont confrontées à travers des mécanismes qui permettent de prendre en compte leurs opinions et leurs aspirations. Il n'y a pas de développement sans participation citoyenne. Nul besoin de prouver qu'on ne règle pas les problèmes d'une personne à sa place. Les vraies solutions des problèmes de droits humains que vivent les communautés ne peuvent venir que des communautés elles-mêmes. Nous ne pouvons pas nous substituer à elles dans notre volonté de régler les atteintes à leurs droits.
C'est pour cette raison que le Projet Education aux Droits Humains (PEDHA) a fait sien le concept de 'active participation' à travers une approche consultative et participative dans la résolution des nombreuses violations des droits humains dans les différentes communautés:
1. Les consultations participatives
![]() |
| Consultations des cibles de Goanghin 28 Août 2009 |
Nous avons noté une très forte participation des populations à la mise en oeuvre des activités des micro projets dans les communautés bénéficiaires. Cette forte participation dénote de l'intérêt que les populations ont réservé au Projet Education aux Droits Humains en Afrique du fait de sa démarche et de sa pertinence aux yeux des bénéficiaires. Les populations ont contribué à la réduction des problèmes de droits humains dans l'espace familial et communautaire en dénonçant les traditions multi-séculaires qui ont confiné les femmes dans un statut inférieur et injuste.
Au Burkina Faso, les leaders coutumiers ont appelé à l'abandon des pratiques traditionnelles qui portent atteinte à la dignité et aux droits des femmes. Ce changement d'attitude des 'Naaba' est très appréciable dans un pays où la chefferie traditionnelle est puissamment ancrée dans la vie sociale. Sa Majesté le Mogho Naaba, Chef Suprême des Mossi s'est personnellement impliqué dans la prévention des violences et de l'exclusion sociale des femmes abusivement accusées de sorcellerie dans le plateau central Mossi :
" Tout en reconnaissant à chaque citoyen sa liberté de croyance, d'opinion et de religion, je ne puis tolérer que sur la base de ces croyance culturelles ou traditionnelles, les droits de l'Homme et la dignité de sa personne humaine soient bafoués. J'invite par conséquent tous les citoyens du Burkina Faso et particulièrement les villages, les cantons et toutes les régions qui sont sous mon autorité, à
| Séance de formation des chefs coutumiers à Tanghin Dassouri sur les droits des femmes et des enfants, 20 août 2011 |
" Tout en reconnaissant à chaque citoyen sa liberté de croyance, d'opinion et de religion, je ne puis tolérer que sur la base de ces croyance culturelles ou traditionnelles, les droits de l'Homme et la dignité de sa personne humaine soient bafoués. J'invite par conséquent tous les citoyens du Burkina Faso et particulièrement les villages, les cantons et toutes les régions qui sont sous mon autorité, à
- mettre fin à toutes les pratiques tendant à accuser d'autres personnes de pratiques occultes néfastes portant atteinte à la dignité de la personne humaine,
- mettre fin à toutes les formes de violences et d'exclusion sociale à l'égard de toute personne et particulièrement des femmes", extrait du Discours de Sa Majesté le Mogho Naaba à la Place de la Nation le 06 mars 2010.
30 juin 2011
Un Centre d'écoute pour mieux protéger les femmes contre les violences conjugales à Tanghin Dassouri
Le 18 juin 2011, l’Association Songtaaba des Femmes Unies et Développement (ASFUD) a procédé à la pose de la première pierre du Centre d’écoute et d’information pour les femmes victimes des violences conjugales à Tanghin Dassouri.
| Cérémonie de la pose de la première pierre du Centre d'écoute des victimes des violences conjugales de Tanghin Dassouri |
Ce Centre est, de l’avis des nombreux intervenants, à la cérémonie de lancement de la seconde phase du projet de lutte contre les violences faites aux femmes en milieu rural, le bienvenu à Tanghin Dassouri, car il constitue le chaînon manquant dans le système de protection des droits de la femme dans la localité initié par ASFUD.
Selon sa Présidente, Mme Claire ROUAMBA, le Centre va apporter aux femmes de la localité les informations et les connaissances pratiques sur les droits humains. En plus, il permettra de conseiller et d’orienter les femmes victimes des violences conjugales vers les structures compétences pour la prise en charge médicale, sociale et juridique.
![]() |
| Mme Hélène Tassembedo, Directrice générale de promotion et de la protection de la Femme |
En rappel, c’est le Comité Allemand de la Prière des Femmes qui est le principal partenaire financier du projet de lutte contre les violences faites aux femmes en milieu rural dans les communes de Tanghin Dassouri et de Komki Ipala.
| Mme Claire Rouamba, Présidente d'ASFUD lors de son adresse aux populations |
Le Projet éducation aux droits humains en Afrique (PEDHA) initié par Amnesty International et Ukaid/DFID financent un micro projet d’information et de sensibilisation contre les violences conjugales dans huit (08) villages dans les communes rurales de Tanghin Dassouri et de Komki Ipala. La présence du Coordonnateur national du PEHDA/Burkina Faso à cette cérémonie a permis de jeter les bases d’une meilleure coordination entre les deux projets pour une meilleure protection des droits des femmes en milieu rural.
22 juin 2011
Lutte contre l'exclusion sociale des femmes accusées de sorcellerie: Sa Majesté le Mogho Naaba interpelle les leaders coutumiers
Le 09 juin 2011, le Haut-commissariat de la province du Passoré a abrité une importante cérémonie de lancement du message de Sa Majesté le Mogho Naaba contre les violences faites aux femmes et l'exclusion sociale des femmes accusées de sorcellerie.
Participants à la cérémonie de Yako le 09 juin 2011 |
La Commission Justice et Paix (CJP) de l’église épiscopale du Burkina et ses partenaires ont réuni les chefs coutumiers et les autorités administratives de la province du Passoré pour leur remettre un important message de Sa Majesté le Mogho Naaba Baongho dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes et l’exclusion sociale des femmes accusées de sorcellerie.
![]() |
| Le Haut-commissaire du Passoré |
C’est une marche de sensibilisation de la Commission Justice et Paix (CJP) et des organisations de la société civile contre les violences et l’exclusion sociale des femmes accusées de sorcellerie qui a abouti le 06 mars 2010 au Discours de Sa Majesté le Mogho Naaba. L’Empereur des mossi a livré un important message dans lequel il a appelé tous les notables et populations sous son autorité à :
· Mettre fin à toutes les pratiques tendant à accuser d’autres personnes de pratiques occultes néfastes portant atteinte à la dignité de la personne humaine ;
· Mettre fin à toutes les formes de violences et d’exclusion sociale à l’égard de toute personne et particulièrement des femmes ;
· Développer toutes les initiatives appropriées pour une réintégration sociale des toutes les femmes exclues de leurs communautés et à porter aide et assistance à toute personne désirant entreprendre des démarches pour la réintégration de parents exclus de la société.
Pour Sa Majesté le Mogho Naaba, les violences et l’exclusion sociale des femmes sont des pratiques contraires aux valeurs de la chefferie coutumière et traditionnelle : " la chefferie traditionnelle et coutumière est contre toutes les pratiques culturelles et traditionnelles qui portent atteinte aux droits humains"
Le Mogho Naaba invite toute personne qui aurait quelque chose à reprocher à son prochain dans la communauté à recourir à la justice : "Toute personne accusée a le droit de se défendre et toute personne est réputée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie"
| Remise officielle du message de sa Majesté le Mogho Naaba au Dima de Yako |
C'est le Chef de Bilbalgho qui a remis officiellement le message de sa Majesté le Mogho Naaba au Dima de Yako, le Naaba Sigri et au Haut-commissaire de la province du Passoré pour diffusion et application.
Afin de porter le message de sa Majesté le Mogho Naaba à la connaissance des populations et des leaders coutumiers pour son application dans les communautés, la Commission Justice et Paix (CJP) a entrepris une campagne de diffusion dans les provinces du Burkina Faso.
| Photo du CN du PEDHA et du Chef de Tema-Bokin |
C’est la raison pour laquelle la CJP a choisi de lancer le message du Mogho Naaba par la ville de Yako: 30.86% des 436 femmes du Centre Delwendé de Tanghin et 22% des 365 femmes du Centre d’accueil de Paspanga viennent de la province du Passoré. A celles-ci, s'ajoutent 09 femmes à la mission catholique de Yako et 53 autres au centre d'accueil de Tema-Bokin.
Selon M. François de Salle BADO, secrétaire générale de la CJP citant un auteur français : "On reconnaît l'humanité d'une société par sa capacités à protéger ses couches les plus défavorisées. Contre l'injustice, si je n'agis pas, je suis complice"
On ne viendra à bout des idées obscurantistes et discriminatoires à l'égard des femmes qu'en conjuguant nos efforts. Sa Majesté le Mogho Naaba a fait un grand pas en prenant cette importante décision d'interdire les pratiques traditionnelles et coutumières qui conduisent à l'exclusion sociale des femmes accusées de sorcellerie dans sa zone d'influence à savoir le Mogho (le plateau central mossi).
Il nous revient de travailler ensemble pour atteindre l'effectivité de cette décision dans les communautés qui sont sous l'autorité de Sa Majesté le Mogho Naaba.
Le Projet éducation aux droits humains en Afrique s'attèle à cela car nous avons déjà obtenu de Sa Majesté l'interdiction des pratiques du Siongo et du Zangogo à Boussé en mai 2010. Ce sont ces pratiques traditionnelles qui conduisent à l'exclusion sociale des femmes dans la communauté.
1 juin 2011
Bénéficiaires et acteurs du projet apprécient les changements qui s'opèrent dans les communautés
Dix huit mois après la réalisation des micro projets, quelques bénéficiaires et acteurs de ces projets livrent au JEDH leurs appréciations sur les changements qui s'opèrent dans ces communautés.
Asfud se battra toujours pour la cause des femmes
Je suis Claire ROUAMBA de l'Association des Femmes Unies et Développement (ASFUD) basée à Songpelsé dans la Commune rurale de Tanghin Dassouri. Je suis porteur d'un micro projet d'information et de sensibilisation de 150 couples sur les violences conjugales dans huit (08) villages de Tanghin Dassouri et de Komki Ipala. Le micro projet a contribué à réduire les violences physiques et morales à l'égard des femmes. Lors de l'évaluation à mi-parcours, les bénéficiaires nous ont révélé que les femmes subissent de moins en moins de violence dans les foyers. Le traitement des hommes à leur égard a considérablement évolué. Maintenant, elles s'expriment en public sur les questions les concernant. Elles exercent des activités génératrices de revenus en vue de participer à la gestion des charges familiales. Nous avons le sentiment que nous avons été compris par les populations. Tous ces acquis sont le fruit de notre stratégie de sensibilisation de proximité dans les communautés. Nous échangeons directement avec les groupes cibles sur les voies et moyens de lutter contre les violences domestiques dans le strict respect des droits reconnus aux femmes.
Bâtir une société plus juste pour nos femmes
Depuis que Amnesty International est venue à Boussé avec ce projet de sensibilisation sur l'exclusion sociale des vieilles femmes accusées de sorcellerie, nous sommes très contents car cela nous a permis de connaître les droits qui sont reconnus aux personnes âgées. Les personnes âgées ont droit à notre respect et à notre protection. Je remercie sa Majesté le Mogho Naaba qui nous a envoyé les émissaires pour sensibiliser les populations sur le phénomène de l'exclusion sociale des femmes accusées de sorcellerie. Cela va nous permettre d'expliquer aux populations pourquoi il faut abandonner les pratiques du 'Siongo' et du 'Zangogo' dans nos communautés. Les autres chefs des villages environnants qui ont assisté aux causeries débats tenus à Boussé ont convoqué des rencontres avec les populations dans leurs localités pour restituer les décisions que nous avons prises au sujet de l'abandon des pratiques qui portent atteintes à la dignité et aux droits des femmes.
Un bel avenir pour nos enfants
Je suis Sidonie OUEDRAOGO du MBEJUS (Mouvement Burkinabè pour l'Emergence de la Justice Sociale). J'interviens dans la région du Centre Sud avec un micro projet de prévention des violences faites aux enfants en milieu scolaire.Sur les changements qui sont intervenus dans les communautés, je pus vous assurer que les parents d'élèves nous ont remerciés pour avoir abordé ce sujet car ils ne savaient pas que les enfants pouvaient subir de telles violences à l'école dans le cadre de l'apprentissage. Les débats nous ont permis de comprendre que les enfants n'ont pas de cadre pour exprimer les violences qu'ils subissent en milieu scolaire. Le micro projet a permis de situer les responsabilités de chacun des acteurs de l'éducation et de chercher les solutions appropriées pour résoudre le problème des violences à l'école. Une école débarrassée de la peur et de la violence est l'assurance d'un bel avenir pour les enfants
Une école de formation pour moi
Je suis le chef de Goghin. Je suis doublement bénéficiaire des activités du micro projet d'ASFUD sur la lutte contre les violences conjugales. J'ai été consulté avant l'élaboration du micro projet puis j'ai bénéficié de la formation des VEDH (Volontaires en éducation aux droits humains). Je suis également animateur en droits humains à Goghin. Les résultats du micro projet dans ce villages sont encourageants dans la mesure où il a réussi à instaurer le dialogue entre les couples dans les ménages. Nous conseillons aux couples de se parler dans le foyer afin d'éviter les malentendus. De ce point de vue, on enregistrons de moins en moins de violence contre les femmes même si nous devons continuer nos efforts envers les jeunes couples. Je pense que notre message est bien compris par les populations car nous donnons des conseils qui les aident à vivre dans le ménage en tenant compte des droits de leurs femmes et de leurs enfants. Ces informations sont très utiles pour ces populations
Les violences nuisent à l’éducation des enfants
Je suis satisfaite de ma participation à la mise en œuvre du micro projet de renforcement des capacités des femmes leaders de la région du nord sur le Code des personnes et de la famille. Cette formation m’a personnellement appris beaucoup de choses sur les droits liés au mariage, à la filiation et à la succession. Je mieux outillée maintenant et je pourrai conseiller mes frères et sœurs sur ces questions notamment les problèmes de filiation et de succession dans les communautés peul de la région du nord.
Soutenons l'éducation des jeunes filles
Asfud se battra toujours pour la cause des femmes
| Mme ROUAMBA Présidente d'ASFUD |
Bâtir une société plus juste pour nos femmes
| Le Chef de Boussé |
Un bel avenir pour nos enfants
| Sidonie Ouédraogo |
Une école de formation pour moi
![]() |
| Le Chef de Goghin |
Les violences nuisent à l’éducation des enfants
![]() |
| Bernadette SOBGO, comédienne Compagnie Athéna |
Je suis actrice de théâtre à la Compagnie Athéna. J’ai joué le rôle de la mère de la fille violentée par sa maîtresse. Je dois avouer que les violences en milieu scolaire nuisent à l’éducation des enfants. Cela est contraire aux droits de l’enfant. Je crois que les populations comprennent mieux le langage du théâtre car il est accessible à tous les membres de la communauté. Je suis très contente de la mobilisation et de la participation des acteurs de l’éducation à Manga. C’est encourageant pour nous et c’est la preuve vivante que notre message a été bien compris par les populations.
Rendons hommage à la femme
| Son Excellence le Kassiri Naaba |
Je voudrais à travers ce micro projet rendre un hommage à toutes les femmes, à nos mamans, à nos épouses et à nos sœurs pour toutes les injustices, les violences et humiliations qu’elles vivent dans les foyers. Le sens de notre combat, c’est d’amener les populations à respecter la dignité et les droits de la femme. Les gens ne savent pas que les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées ont des droits. C’est pour cela qu’il faut poursuivre la sensibilisation pour amener les gens à respecter les plus faibles. Notre rôle c'est de veiller au respect des valeurs traditionnelles et coutumières dans le respect de la dignité humaine. C'est pourquoi nous souhaitons une évolution des pratiques coutumières pour être en phase avec les règles de droit et de justice sociale.
Des formations instructives pour moi
![]() |
| Mme Boly Fatimata, Présidente de Dewral |
![]() |
| DJ Tiffis, Artisite musicien |
J’ai soutenu ce micro projet parce que le problème des grossesses non désirées en milieu scolaire des filles nous concerne également. Nous avons des sœurs qui ont été victimes de ce problème. C’est pourquoi en tant qu'artiste, je me sens interpellé. Nous avons un message à faire passer auprès des jeunes dans la lutte contre les grossesses non désirées en milieu scolaire. Je pense que nos conseils seront suivis par nos jeunes frères et sœurs.
Inscription à :
Articles (Atom)








